Au contraire de ce parti, notre positionnement se fonde sur l’avis de l’Académie de Recherche et d’Enseignement Supérieur (ARES) dont les missions consistent à :
- garantir la mission de service public d’intérêt général de l’enseignement supérieur ;
- soutenir les établissements et assurer leur coordination globale dans leurs missions d’enseignement, de recherche et de service à la collectivité ;
- susciter entre eux des collaborations, dans le respect de leur autonomie.
Son Conseil d’administration est constitué des recteurs des universités francophones, des représentants des hautes écoles francophones, des représentants des écoles supérieurs d’arts, des représentants de l’enseignement supérieur de promotion sociale, des représentants du personnel proposés par les organisations syndicales, des représentants des étudiants.
L’une des missions les plus importantes de l’ARES est d’émettre des avis, d’initiative ou à la demande du gouvernement, d’un établissement d’enseignement supérieur ou d’un pôle académique, sur les matières liées à la recherche, au contenu des études et formations, à l’offre d’études et aux habilitations.
Dans ce cadre, le 20 décembre 2022, l’ARES a émis un avis favorable à l’unanimité pour le développement de cette demande de cohabilitation UMONS-ULB de Master en Médecine en Hainaut retenant les arguments de l’UMONS motivés par :
- la densité en Hainaut des médecins généralistes est inférieure de 19% par rapport à la moyenne wallonne ;
- les médecins âgés de 60 ans et plus représentent en Hainaut 53% de la totalité, soit nettement plus que la moyenne wallonne ;
- les médecins hainuyers âgés entre 40 et 50 ans représentent moins de 10% du nombre total de leurs confrères dans la province ;
- le Hainaut est la province où l’espérance de vie est la plus faible de toute la Belgique ;
- ….
Face à ce constat, le partenariat entre l’UMONS et l’ULB pour créer un master en médecine à Mons vise à réduire cette inégalité en favorisant l’accès à l’enseignement universitaire en Hainaut ainsi que les vocations dans un domaine où il existe un besoin sociétal. Leur objectif conjoint est de susciter et de favoriser les vocations des jeunes Hainuyers et de les orienter vers les soins de premières lignes et la médecine générale pour qu’une fois diplômés, ils et elles exercent leur pratique dans la province qui les a formés et contribuent ainsi à la sortie de pénurie.
Au travers d’une offre de proximité abordable, la codiplômation favorisera l’accès à ces études au sein d’une zone en forte pénurie tout en favorisant la mixité sociale et l’égalité des chances.
Sur base de ces éléments académique et sociétaux, Solidaris Wallonie territoire Mons – Wallonie picarde se rallie à la volonté de l’UMONS-ULB et de la plupart des forces vives et de la société civile de la province qui soutiennent ce projet. En sa qualité d’acteur de soins santé, Solidaris observe quotidiennement les effets négatifs du manque de médecins généralistes et ses conséquences en terme d’inégalités d’accès pour tous aux soins.
En conclusion, s’agissant d’enjeux liés à l’humain, à la citoyenneté et à la santé, Solidaris demande au MR de ne pas faire de la santé des Hainuyers un enjeu de basse politique et de se recentrer sur une politique de santé publique équitable.