Les États-Unis sont revenus 50 ans en arrière, à l’époque où les femmes devaient se cacher pour avorter avec des méthodes dangereuses. La suppression de l’arrêt Roe v. Wade, datant de 1973, va dorénavant permettre à chaque État de légaliser ou non la pratique de l’IVG. Environ la moitié des États sont désormais prêts à interdire ou rendre extrêmement difficile l’accès à l’IVG sur leur territoire. Cette décision de la Cour suprême, la plus haute juridiction du pays, est inattaquable. En effet, le Président lui-même ne peut contester l’avis des 6 juges qui ont décidé de revenir sur ce droit.
Interdire l’avortement n’en diminuera jamais le nombre mais rendra sa pratique clandestine, dangereuse, voire mortelle pour les femmes alors qu’il s’agit d’une procédure médicale qui comporte peu de risques quand elle est encadrée par des professionnels. L’OMS évalue à 25 millions par an, le nombre d’avortements non sécurisés pratiqués dans le monde(1). Des avortements qui sont à l’origine de plus de 39.000 décès chaque année et de millions d’hospitalisations en raison de complications(2).
Cette nouvelle attaque au droit à l’avortement aux Etats-Unis nous montre une nouvelle fois que nous devons rester vigilant·e·s afin de garantir la liberté de chaque femme à disposer de son propre corps. L’avortement est une question de santé publique et non un débat éthique ou politique. Il s’agit d’un droit fondamental des femmes qui doit être accessible à toutes, ce qui suppose notamment une accessibilité géographique et financière.
Les FPS, la FCPF-FPS et Solidaris appellent les pouvoirs publics à consolider de toute urgence le droit à l’avortement dans notre Constitution pour éviter ce cataclysme en Belgique. Un appel à la mobilisation est également lancé en soutien aux citoyennes américaines, le jeudi 30 juin 2022 à 17h30 en face de l’ambassade des États-Unis (Avenue des Arts, au coin de la rue Guimard à Bruxelles).