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Les agents de prévention des mutualités contactent les personnes précarisées et isolées pour parler santé mais pas que… L’humain est au cœur de leur mission.

 

Anddy Tuaux, 29 ans, est agent de prévention. Il sillonne la province de Luxembourg pour aller à la rencontre des personnes les plus vulnérables. Cet été, il a contacté les plus de 65 ans dans le cadre d’une campagne de prévention axée sur les fortes chaleurs. Depuis la mi-octobre, ce sont les vaccins de la grippe et du Covid qui sont « prétexte » à prendre des nouvelles des plus fragiles, « avec le défi de contacter les personnes qui pourraient avoir droit au statut BIM en 2022 afin qu’elles bénéficient notamment du tarif social énergie, explique Anddy. Certaines ne peuvent pas accomplir les démarches ou ne comprennent pas ce que signifie BIM car elles sont restées au statut VIPO. Il s’agit par un contact humain de rendre accessible ce droit. »

 

Comme la vingtaine d’autres agents de prévention wallons, Anddy propose un soutien et un accompagnement aux affiliés de la mutualité pour laquelle il travaille, Solidaris.

 

« Dans un premier temps, on essaie de contacter les personnes par téléphone pour voir comment elles vont. À celles chez qui on détecte un besoin d’humain, de social, on propose de leur rendre visite. L’intérêt de travailler pour une mutualité est double : d’une part, on peut facilement repérer les personnes vulnérables c’est-à-dire celles qui ont un statut BIM, sont isolées et ne possèdent pas de DMG (NDLR : dossier médical global) ; d’autre part, on peut les orienter vers les services existant au sein de la mutualité ou bien vers des services extérieurs. Il ne s’agit pas d’un contact one shot car on va pouvoir mettre en place un suivi au sein du réseau associatif ou du réseau socio-sanitaire de chaque mutualité.

 

Le problème le plus fréquent, l’isolement

 

Le problème le plus fréquemment rencontré par les personnes qu’Anddy contacte, c’est l’isolement. Viennent ensuite les déplacements à l’extérieur et les difficultés à accomplir des tâches quotidiennes.

 

« C’est par rapport à l’isolement des personnes que notre intervention fait le plus de bien. Elles sont contentes qu’on les appelle simplement pour prendre de leurs nouvelles et pas pour réclamer l’un ou l’autre document. C’est le fait d’aller rechercher des personnes en cassure totale qui est le plus gratifiant. »

 

Formés pendant le Covid

 

La fonction d’agent de prévention en santé est née dans l’urgence et le contexte difficile de la pandémie de Covid-19. « On était chargé d’assurer le suivi de contacts en appelant les personnes positives ou en se rendant à leur domicile pour leur rappeler les gestes barrière et la nécessité de prévenir les personnes qu’elles auraient pu contaminer, se souvient Anddy. On s’est rendu compte qu’en ayant ces contacts, on découvrait d’autres demandes, d’autres besoins ». La Wallonie comptait une cinquantaine d’agents, précise Aline Gaschen, coordinatrice de prévention au sein du service de promotion de la santé chez Solidaris. « Malgré le masque et la distanciation sociale, ils ont réussi à établir un bon contact avec les gens. »

 

En Wallonie, une vingtaine d’entre eux a été engagée par les mutualités « pour promouvoir la santé au sens large, cela passe par les revenus, le logement, la famille, la mobilité…, explique Aline Gaschen. Il s’agit d’identifier les besoins des personnes et de les orienter vers les services les plus appropriés. »

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221109_L'Avenir_Anddy, agent de prévention-Ma mission c'est d'apporter de l'humain

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