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Les consultations des médecins sont désormais remboursées à 100 % pour les bénéficiaires de l’intervention majorée de moins de 25 ans

 

Il y a quelques jours, le comité de l’assurance de Solidaris a approuvé le remboursement des consultations des médecins généralistes et spécialistes à 100 % du tarif INAMI pour les bénéficiaires de l’intervention majorée (BIM) de moins de 25 ans, à condition que ceux-ci disposent d’un dossier médical global (DMG) auprès de leur médecin traitant. Par conséquent, ces patients ne paieront plus de tickets modérateurs sur les consultations des médecins.

 

Pour Solidaris, il s’agit d’une mesure positive qui cible une population clairement identifiée comme vulnérable en termes d’accessibilité financière aux soins de santé. La population BIM représente en effet 65 % de la population déclarant des besoins médicaux non satisfaits. Par ailleurs, le taux de pauvreté des enfants et des jeunes adultes est sensiblement supérieur à la moyenne (19,9 % pour les 0-15 ans et 20,5 % pour les 16-24 contre 14,5 % pour les 25-49 ans et 16,6 % pour les 65+).

 

« Nous avons toujours défendu le remboursement à 100 % des soins de base par l’assurance maladie obligatoire. Cette mesure est un pas dans la bonne direction », a déclaré Jean-Pascal Labille secrétaire général de Solidaris, qui rappelle que sa mutualité a été précurseuse en prévoyant le remboursement des tickets modérateurs à ses affiliés via son assurance complémentaire.

 

Meilleure accessibilité

 

Solidaris demande des mesures complémentaires pour améliorer l’accessibilité financière aux soins de santé : l’extension du remboursement des tickets modérateurs à tous les BIM ou encore l’obligation pour le médecin spécialiste d’appliquer le tiers-payant aux BIM (même système que pour les médecins généralistes). Enfin, Solidaris soutient la proposition de loi du ministre des Affaires sociales et de la santé Frank Vandenbroucke, visant à interdire la facturation de suppléments d’honoraires aux BIM pour les soins de santé en ambulatoire.

 

« On sait que les catégories de revenus inférieures consacrent une plus grande part de leur budget aux soins de santé. En ces temps très difficiles pour le pouvoir d’achat des ménages, il est urgent d’actionner différents leviers pour lever les obstacles financiers aux soins de base », conclut Jean- Pascal Labille.

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221015_Sud Presse_Gratuité pour les BIM de moins de 25 ans

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